Histoire du village - Site de la Commune d'Hélesmes

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Histoire du village

Patrimoine
Hélesmes, son histoire

       Hélesmes était, avant la Révolution, un village de l'Ostrevent appartenant au comté du Hainaut et était rattaché  religieusement au diocèse d'Arras. Actuellement, c'est une ville de l'arrondissement de Valenciennes, canton de Saint Amand Les Eaux, rattachée religieusement au diocèse de Cambrai. Sa superficie est de 736 hectares. L'altitude va de 41 mètres sur le plateau crayeux au sud, à 19 mètres au nord dans la plaine de la Scarpe.
      Etymologiquement, Hélesmes peut dériver du germanique Helhem, signifiant maison sainte ( Hem = maison ;  hem = sainte). Le blason de la commune est d'argent à bande d'azur (semblable à celui d'Hertain au XIe siècle). La commune l'a remplacé au XXe siècle par celui de l'abbaye de Saint-Amand qui est d'azur, semé de fleurs de lys d'or.
     Hélesmes a été donné en 847 à l'abbaye de Saint-Amand  par Charles le Chauve, roi de France. Durant les temps troublés qui suivent cette donation, les petits seigneurs locaux s'approprient une partie de ce patrimoine. L'abbaye commence à rentrer dans ses droits et biens à partir de 1072. Elle récupère l'autel en 1111-1112.

    Du Xe au XXe siècle, une maison forte appelée "grange" puis "la Tour", entourée d'un fossé, figure dans le paysage à proximité de la route d'Hornaing. Quelques noms des seigneurs vivant au Moyen Age nous sont parvenus, tels : Lietbrand d'Hélesmes qui part à la croisade en 1096, Hugo d'Hélesmes en 1169, Gossuin qui occupe un fief de l'abbaye en 1296, Jehan et Guillaume d'Hélesmes qui participent  à un tournoi en 1366. Au XVIe siècle, la seigneurie appartient au comte de Lalaing, puis au XVIIe siecle aux Démazières. Elle est vicomte de Sebourg au début du XVIIIe siècle, puis à ses descendants, les d'Esclaibes. Après la révolution, cette famille habite le manoir d'Hélesmes pendant plusieurs décennies. Cette demeure est depuis appelée le Château.
     
                 


                     Après le passage de la peste noire, Hélesmes ne compte plus que dix feux (45 habitants). Le village se relève progressivement, il compte 15 feux en 1469 et, un siècle plus tard, en 1561, 29 feux (environ 130 habitants ). Cette année là, le dénombrement indique une communauté rurale comptant cinq censes (fermes)  et un petit artisanat de peignes en bois pour métiers à tisser. En 1600, l'aquarelle d'Adrien de Montigny nous montre une petite église entourée par un groupe de maisons basses et trois plus hautes avec tours et cheminées.

La conquête de notre région par Louis XIV est désastreuse pour le village. Des redoutes et des retranchements construits depuis 1690, améliorés en 1709, forment une défense linéaire qui s'étend à l'est, face à Wallers . Durant les combats du 24 Juillet 1712, connu sous le nom de Victoire de Denain, le village subit des dommages considérables. Le curé et une partie des paroissiens se sont réfugiés à Wallers, ou leurs noms apparaissent dans les registres de catholicité. Le village sera progressivement rebâti au cour du XVIIIe siècle. L'église sera recontruite en 1772.

                       En 1743, dans un mémoire de la châtellenie de Bouchain, on note "qu'une partie du territoire est inculte. Les habitants subsistent grâce au travail des bois et à un marais commun qui nourrit leurs bestiaux". En 1763, le grand marais est partagé avec Wallers, ce qui fixe la limite entre les deux paroisses à proximité et au nord de la rue de la Fontaine.
La Révolution est marquée par la réunion de l'assemblée locale, qui envoie deux délégués à Bouchain pour l'assemblée de la châtellenie. La communauté hélesmoise est forte cette année-là de 400 habitants. Après la saisie des biens du clergé, 46 hectares de biens nationaux sont mis en vente. A cette époque, la forêt couvre encore 126 hectares du territoire, où les forces de l'ordre poursuivent le curé, revenu d'émigration. Durant le XVIIIe siècle, les patronymes les plus nombreux sont BRASSART, MICHAU, VARLEZ et MOURA, un patronyme présent depuis le XVe siècle.

                          Au XIXe siècle, la population est en augmentation, de 559 habitants en 1803, elle atteind 1334 habitants en 1886. L'essor économique se traduit par l'extension de l'agglomération dans le marais où deux chapelles sont construites. Outre son moulin et son four à chaux, Hélesmes possède trois brasseries. De nombreux cultivateurs mettent en valeur l'ensemble du territoire.
                    Au XXe siècle, la croissance démographique se poursuit pour se stabiliser à 1911 habitants en 1999. Dans la première moitié du siècle, on trouve plusieurs dizaines d'agriculteurs, trois entreprises de battage, trois brasseries, de nombreux estaminets et commerces. Les ouvriers travaillent dans les mines de houille et les usines métallurgiques des environs. Ensuite, la récession transforme Hélesmes en cité-dortoir. La ville reste cependant très vivante grâce à ses associations et à l'action de la commune. Le cadre rural très verdoyant fait d'Hélesmes une ville agréable à vivre .                  
    
Le moulin   ( transformé en café jusqu'en 2012 )

Images et textes tirés du livre: Mémoire en images Wallers-Arenberg Hélesmes et Bellaing
                                  Pierre cottel et Roselyne Merly
 
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